La Charte du Co-livisme

v2026.0 — Publié 3/1/2026

Charte fondatrice du Co-livisme. Une vision civique pour une liberté maximale et un droit neutre.

La Charte du Co-livisme

Une vision civique pour une liberté maximale et un droit neutre

Version 2026.0 (Charte fondatrice)

(Les amendements sont numérotés comme suit : 2026.1, 2027.0, etc.)

Préambule

Le Co-livisme est une vision civique pour vivre ensemble en paix tout en étant en désaccord sur les plus grandes questions.

Ce n'est pas une religion. Il ne formule aucune affirmation positive ou négative sur Dieu, les dieux, la vérité ultime, le salut, la révélation, la vie après la mort, le dessein cosmique ou la certitude métaphysique. Il ne propose ni textes sacrés, ni clergé, ni rituels obligatoires. Il ne demande à personne d'abandonner sa foi, sa spiritualité, sa philosophie ou son identité.

Le Co-livisme existe pour une raison centrale : les sociétés humaines ont besoin d'une couche civique partagée qui permette une profonde diversité de croyances — religieuses et non religieuses — sans transformer l'État en arbitre de la métaphysique ou en arme de domination morale.

Le Co-livisme affirme un contrat social simple :

* Votre liberté est maximale. * Votre égalité civile est non négociable. * L'État reste neutre. * Le droit public et les institutions appartiennent à tous — de manière égale — indépendamment des croyances.

Cette Charte est un document civique vivant et évolutif. Elle est maintenue par un processus de gouvernance transparent. Son objectif est de rester claire, résiliente et utile à travers les générations.

Article 1 — Définitions et nature

1.1 Ce qu'est le Co-livisme Le Co-livisme est une vision du monde et une éthique civique conçues pour soutenir le pluralisme au sein d'une société laïque. C'est un cadre partagé de coexistence, exprimé à travers des valeurs justifiables par des raisons publiques — des raisons que tout citoyen peut évaluer indépendamment de sa croyance personnelle ou de son absence de croyance.

Le Co-livisme vise à renforcer : * l'intégrité des institutions laïques, * la liberté de conscience, * la paix civique, et * l'égalité des droits civiques.

1.2 Ce que le Co-livisme n'est pas Le Co-livisme n'est pas : * une religion, une secte ou une église, * une théologie de substitution, * un monopole spirituel, * une idéologie de parti politique, * une doctrine de vérité métaphysique, ou * une hiérarchie d'identité culturelle.

Le Co-livisme ne peut devenir aucune des choses ci-dessus sans se violer lui-même.

1.3 À qui s'adresse le Co-livisme Le Co-livisme s'adresse à toute personne vivant sous un ordre civil laïque : * croyants, sceptiques et non-croyants, y compris mais sans s'y limiter : théistes, théistes culturels, agnostiques, athées, déistes, apathéistes, ignostiques, panthéistes, panenthéistes, polythéistes, antithéistes, humanistes, rationalistes, ou spirituels sans appartenance religieuse (SBNR) ; * ceux enracinés dans la tradition et ceux cherchant de nouvelles formes de sens ; * ceux qui pratiquent des rituels et ceux qui les rejettent ; * ceux qui souhaitent une communauté spirituelle et ceux qui préfèrent une croyance privée.

Article 2 — La prémisse fondamentale

Le Co-livisme repose sur trois prémisses.

2.1 Liberté maximale de conscience Toute personne a le droit de former, changer ou rejeter sa religion ou sa vision du monde sans coercition, intimidation ou sanction civile.

2.2 Ordre public neutre L'État ne doit ni privilégier, ni imposer, ni pénaliser aucune religion ou vision du monde. L'État existe pour protéger les droits égaux et l'ordre civique — et non pour arbitrer la vérité métaphysique.

La neutralité est une neutralité envers les doctrines métaphysiques — pas une neutralité envers les preuves de préjudice. Lorsque des inégalités structurelles sapent de manière mesurable l'égalité civile, l'ordre civil peut adopter des mesures ciblées justifiées par des raisons publiques et des résultats vérifiables.

2.3 Un seul droit civil Dans la vie publique — tribunaux, contrats, propriété, emploi, normes éducatives, services publics, autorité politique — il existe un seul système contraignant : le droit civil du pays dans un cadre laïque.

Le Co-livisme n'a pas de code juridique séparé. Il n'existe pas de « droit co-liviste ». L'ordre civil de la société est simplement laïque et éclairé par les valeurs du Co-livisme, exprimé par un raisonnement publiquement défendable.

Article 3 — Les valeurs du Co-livisme

Le Co-livisme est fondé sur des valeurs civiques, universalisables et compatibles avec le pluralisme.

Dignité égale Toute personne possède une valeur inhérente et une position égale dans la vie civile, indépendamment de la croyance, de l'origine, du statut, du sexe, de l'identité de genre, de l'orientation sexuelle, de la structure relationnelle consensuelle entre adultes, de la langue, de la culture ou de l'origine.

Le Co-livisme encourage la réduction de la souffrance inutile des êtres sensibles, y compris les animaux non humains, par des normes et politiques publiquement justifiables.

Le Co-livisme traite le statut moral des formes d'intelligence émergentes comme une question ouverte, devant être régie par des critères transparents et fondés sur des preuves et des seuils révisables plutôt que par des revendications métaphysiques. Lorsque des preuves crédibles indiquent une capacité de souffrance, d'expérience ou de vulnérabilité, l'ordre civil devrait pencher vers des garanties protectrices conformes à la raison publique.

Liberté de conscience La croyance, le doute et l'incroyance sont protégés. Aucune institution — étatique ou privée — ne peut imposer une allégeance métaphysique comme condition des droits civiques.

Neutralité de l'État L'État n'approuve ni ne s'oppose aux religions ou visions du monde. Il protège la libre pratique tout en refusant d'imposer l'autorité sacrée.

Non-domination Aucun groupe ne peut utiliser les institutions pour imposer des doctrines métaphysiques à autrui ou convertir le pouvoir spirituel en pouvoir civil.

Réciprocité et liberté égale La liberté de chaque personne est limitée par la liberté égale des autres.

Raison publique Les politiques publiques doivent être justifiables par la raison et les preuves, des résultats vérifiables et la protection des droits égaux — et non par la révélation, l'autorité sectaire ou des revendications métaphysiques que d'autres ne peuvent raisonnablement évaluer.

Résilience civique en temps de crise En temps de guerre, de terreur ou d'urgence nationale, les mesures d'urgence doivent être publiquement justifiées, strictement ciblées, limitées dans le temps et soumises à un contrôle — jamais utilisées pour imposer un régime sectaire, une punition collective ou une citoyenneté permanente de seconde classe. Compassion avec limites Le soin est une vertu civique, mais la compassion ne peut devenir un outil de coercition, de discrimination ou d'érosion des droits égaux.

Paix civique et résolution légale Les désaccords sont réglés par des processus légaux et un discours pacifique, et non par l'exception sacrée ou l'intimidation morale.

Ces valeurs ne remplacent pas la morale personnelle. Elles constituent le minimum d'éthique civique nécessaire pour coexister sous un seul ordre public neutre.

Article 4 — Liberté spirituelle et rituelle

4.1 La liberté de pratiquer et de créer du sens Le Co-livisme affirme le droit des individus et des communautés à : * pratiquer ou ne pas pratiquer le culte ; * prier, méditer, se rassembler, jeûner, célébrer, faire le deuil ; * former des communautés spirituelles, des écoles, des organismes de bienfaisance et des institutions culturelles ; * créer de nouvelles philosophies et traditions rituelles ; * changer de croyances, se convertir, syncrétiser ou se désengager.

Cette liberté est protégée tant qu'elle respecte les droits civiques et ne revendique pas d'autorité civile sur autrui.

4.2 La liberté de sortie Le Co-livisme affirme le droit de toute personne de quitter toute communauté spirituelle, religieuse ou philosophique sans sanction civile, intimidation ou coercition.

4.3 Expression, critique et désaccord Le Co-livisme affirme la critique pacifique, le débat, la recherche académique, la satire et le désaccord sur les idées — religieuses et non religieuses — tout en maintenant la norme civique de non-violence et de conduite légale.

Article 5 — Le principe du droit aveugle

5.1 Égalité civile Les droits et obligations civiques ne dépendent pas de la religion, de la vision du monde, des rituels ou des revendications métaphysiques d'une personne. L'ordre civil ne privilégie ni ne pénalise les citoyens en fonction de la croyance, de l'origine, du statut, du sexe, de l'identité de genre, de l'orientation sexuelle, des choix relationnels consensuels entre adultes, de la langue, de la culture ou de l'origine.

5.2 Aucune autorité juridique parallèle Aucun système juridique religieux ou philosophique — formel ou informel — n'a d'autorité contraignante sur la vie civile.

Les personnes peuvent volontairement suivre des orientations spirituelles dans leur vie privée. Mais les institutions civiles — tribunaux, registres, contrats, droits, obligations — fonctionnent dans un cadre juridique laïque unique.

Les adultes peuvent former des ménages et des partenariats intimes par consentement. Le statut civil n'est pas conditionné par la structure relationnelle ; lorsque le droit civil le permet, les parties peuvent utiliser des contrats privés pour régir les relations, la propriété, les pensions alimentaires et l'héritage, sous réserve de garanties contre la coercition et le préjudice aux personnes à charge. Ces contrats doivent respecter les normes civiles de consentement éclairé, de clarté, d'enregistrement le cas échéant, et de protection des personnes à charge, et sont nuls lorsque la coercition ou l'exploitation est établie. Les contrats privés ne peuvent pas créer un système d'arbitrage parallèle qui prive les parties de recours civils égaux ou de procédure régulière.

5.3 Égalité d'accès aux institutions publiques Les services et institutions publics sont fournis sans discrimination. Ils n'exigent pas l'adhésion à un système de croyances comme condition de participation.

5.4 La neutralité n'est pas l'invisibilité forcée La neutralité de l'État n'exige pas des citoyens qu'ils cachent leurs croyances dans la vie publique. Les individus peuvent porter ou afficher des symboles religieux ou philosophiques personnels dans les institutions publiques, y compris les écoles, à condition que cela n'implique pas de coercition, de harcèlement, ou que l'institution agisse comme vecteur d'approbation ou d'exclusion. Le devoir de l'État est de rester neutre dans son pouvoir — et non d'exiger l'uniformité culturelle de son peuple.

Le Co-livisme rejette l'idée que le pluralisme se réalise en supprimant la différence visible. Le Co-livisme ne considère pas l'expression religieuse visible comme incompatible avec un ordre public laïque.

Article 6 — Le standard de la raison publique

Le Co-livisme introduit une discipline civique :

Si une politique doit engager tout le monde, elle doit être justifiée en des termes que tout le monde peut évaluer.

La raison publique est un standard de justification du pouvoir public contraignant — et non une restriction sur qui peut s'exprimer. Les citoyens peuvent argumenter à partir de n'importe quelle source morale, spirituelle, religieuse ou philosophique dans la vie civique. La responsabilité de traduire les règles contraignantes en raisons que tous les citoyens peuvent évaluer incombe aux institutions et responsables publics (tribunaux, régulateurs, agences publiques et titulaires de fonctions), et non à la conscience personnelle.

Cela ne signifie pas que les citoyens doivent abandonner la foi. Cela signifie que le pouvoir civil doit être exercé avec des raisons qui ne dépendent pas de : * « parce que mon écriture sacrée le dit », * « parce que ma métaphysique est vraie »,

Le pouvoir civil ne doit pas être justifié par des revendications de droit divin ou de prophétie — telles que des promesses de terre, de souveraineté, de suprématie ou de privilège permanent. De telles revendications peuvent guider la foi privée, mais elles ne peuvent pas servir de justification publique contraignante. * « parce que mon autorité sacrée l'ordonne ».

Cette discipline s'applique le plus strictement aux décisions qui façonnent les fondements de la vie civile : les droits fondamentaux, l'égalité de statut, la conception des institutions publiques et les conditions dans lesquelles le pouvoir public peut être utilisé. En situation de crise, le fardeau de la justification s'accroît : les institutions doivent démontrer la nécessité, la proportionnalité, les moyens les moins restrictifs et une date d'expiration claire, avec un examen transparent.

Le Co-livisme distingue entre la voix morale et la justification juridique : la voix morale peut être enracinée dans n'importe quelle tradition et peut porter une urgence qui défie la traduction ; la justification juridique doit rester publiquement accessible, informée par les preuves et compatible avec l'égalité des droits.

La raison publique inclut les préjudices pouvant être prouvés, y compris la souffrance et l'exploitation évitables. Lorsque des arrangements privés produisent des effets civils (propriété, héritage, tutelle), le rôle de l'État est de garantir la clarté, le consentement et la protection des parties vulnérables.

La justification publique doit être évaluée en termes d'accessibilité à travers l'éducation, le contexte socioéconomique, la langue et la culture. Lorsqu'une justification exclut systématiquement les personnes les plus affectées, les institutions doivent fournir des formulations plus claires, des voies de preuves alternatives et un engagement documenté avec les communautés impactées.

Les politiques peuvent être inspirées par des valeurs qui se recoupent avec des traditions religieuses, mais elles doivent reposer sur le raisonnement public et la protection des droits égaux.

Article 7 — Limites civiques et non-coercition

Le Co-livisme reconnaît que le pluralisme échoue lorsque la coercition s'installe.

7.1 Pas de coercition dans la croyance Nul ne peut être menacé, puni, exclu ou privé de son statut civil pour sa croyance, son doute, sa conversion ou son incroyance.

7.2 Aucun privilège civil pour la conformité métaphysique Aucun groupe ne peut revendiquer un pouvoir civil spécial en se prétendant « plus correct », « plus pur » ou « plus sacré ».

7.3 Aucune exemption sacrée réduisant les droits d'autrui La liberté de pratique est protégée. Mais elle ne peut être utilisée pour réduire l'égalité civile, la sécurité ou l'autonomie d'une autre personne.

Article 8 — Le Co-livisme et l'État

8.1 Le Co-livisme ne gouverne pas Le Co-livisme n'est pas une idéologie dirigeante. C'est une vision civique qui éclaire la posture éthique d'une société laïque.

8.2 Le droit civil laïque est le seul droit Le droit civil du pays est la seule autorité juridique contraignante dans la vie publique. Le Co-livisme peut inspirer des valeurs civiques, mais ne revendique pas la suprématie juridique.

8.3 L'État protège le pluralisme Un État laïque sous le Co-livisme protège : * la liberté religieuse et la liberté non religieuse, * l'égalité d'accès aux institutions, * la dissidence légale, et * la paix civique.

Article 9 — Le principe de la Charte vivante

Cette Charte est conçue pour rester vivante, évolutive, et non figée.

Elle sera révisée annuellement et pourra être amendée pour :

* améliorer la clarté, * traiter de nouvelles formes de coercition ou de discrimination, * renforcer la neutralité, * affiner les mécanismes de gouvernance, ou * étendre les protections de manière cohérente avec les valeurs du Co-livisme.

Toutefois, les amendements ne doivent jamais transformer le Co-livisme en :

* une religion, * une doctrine obligatoire, * une arme politique, ou * un mécanisme de privilège civil.

La Charte doit rester capable de traiter les nouvelles réalités, y compris les nouvelles formes de conscience, d'intelligence et de vulnérabilité.

Article 10 — Le Conseil de la Charte du Co-livisme (Gouvernance)

10.1 Objectif

Le Conseil de la Charte du Co-livisme (« le Conseil ») est le gardien de cette Charte.

Ses responsabilités :

* maintenir la Charte comme un document civique cohérent, * publier la révision annuelle et les amendements proposés, * défendre la neutralité et la dignité égale, * prévenir la dérive vers le sectarisme, l'idéologie ou la captation, * conduire des processus transparents et publier les dissidences, * publier une Revue annuelle de justification publique, documentant comment les amendements majeurs respectent les standards d'accessibilité et comment les objections des minorités et des groupes impactés ont été traitées.

Le Conseil maintiendra un cadre transparent et fondé sur des preuves pour évaluer les revendications de statut moral concernant les animaux non humains et les agents artificiels, avec des critères et des seuils révisables.

Le Conseil ne fait pas les lois. Il met à jour une charte de valeurs civiques et de garde-fous.

10.2 Structure et sièges

10.2.1 Membres votants : 12

Le Conseil compte 12 membres votants, regroupés en trois blocs de taille égale, chacun représentant une fonction plutôt qu'une identité politique :

A) Gardiens de la neutralité (4 sièges) Mission : protéger la neutralité de l'État, prévenir le favoritisme de visions du monde, résister à la dérive vers une religion civique.

B) Gardiens du pluralisme et de la liberté (4 sièges) Mission : protéger la liberté de conscience en pratique, en particulier pour les minorités, les dissidents, les convertis et les citoyens non alignés.

C) Bâtisseurs de la raison publique et des systèmes (4 sièges) Mission : maintenir la Charte lisible, applicable et fondée sur la raison publique, le réalisme institutionnel et la stabilité civique.

Cette conception oblige chaque amendement à satisfaire la neutralité, la liberté et la praticabilité.

10.2.2 Rôles non votants : 2 Médiateurs

Deux rôles indépendants et non votants existent pour protéger l'intégrité :

1) Médiateur de processus (non votant) Assure le respect des procédures, des déclarations, des règles de conflit d'intérêts, de la transparence et des exigences de publication.

2) Médiateur des droits et de la neutralité (non votant) Signale tout amendement susceptible de réduire la neutralité, l'égalité civile ou la liberté de conscience. Publie les objections et force l'escalade vers des seuils plus élevés le cas échéant.

10.3 Règles d'éligibilité (Anti-captation)

10.3.1 Qualifications requises Les membres du Conseil doivent :

* affirmer explicitement une posture agnostique concernant la vérité ultime métaphysique (aucune prétention à la certitude), * affirmer leur engagement envers la neutralité de l'État, l'égalité civile et la liberté de conscience, * divulguer les affiliations, financements et rôles de direction pertinents.

10.3.2 Rôles disqualifiants (interdictions absolues)

Nul ne peut siéger en tant que membre votant ou non votant du Conseil s'il est :

* un élu politique en exercice, un ministre ou un nommé politique, * un dirigeant d'un parti politique ou un opérateur politique professionnel dirigeant des campagnes, * une autorité religieuse formelle (membre du clergé, juge religieux, membre d'un conseil directeur ou équivalent), * un lobbyiste professionnel dont le rôle est de promouvoir des agendas sectaires ou partisans.

10.3.3 Période de carence

Une personne ayant occupé un rôle disqualifiant doit attendre 5 ans après avoir quitté ce rôle avant de devenir éligible.

10.4 Mécanisme de sélection (Légitimité + Anti-captation élitiste)

Les 12 sièges du Conseil sont pourvus par une méthode hybride :

6 sièges élus par les Compagnons de la Charte Les Compagnons de la Charte sont un corps de membres civiques qui affirment les principes de neutralité du Co-livisme et acceptent la non-coercition. La Compagnie est un engagement civique envers la neutralité et la non-coercition, et non une affiliation politique ou un test de croyance. (Les Compagnons ne sont pas des membres du clergé ni des structures partisanes.)

4 sièges sélectionnés par un Panel de nomination indépendant Un panel de juges retraités et d'experts en éthique civique sélectionne les candidats selon des critères publiés et des entretiens publics.

2 sièges choisis par tirage au sort (Loterie civique) Deux sièges sont pourvus par sélection aléatoire parmi un vivier de candidats qualifiés remplissant les règles d'éligibilité. Cela protège le Conseil de devenir un club élitiste.

Toutes les étapes de sélection doivent être documentées publiquement.

10.5 Mandats, rotation et continuité

* Durée du mandat : 4 ans * Échelonnement : 3 sièges sont renouvelés chaque année (pour maintenir la continuité) * Maximum de mandats consécutifs : 2 * Révocation : uniquement pour faute, conflits d'intérêts avérés ou violations des règles, par un processus transparent examiné par le Médiateur de processus et le Panel de nomination

10.6 Classes d'amendements et règles de vote

Le Co-livisme nécessite deux types d'amendements : les mises à jour ordinaires et la protection constitutionnelle des piliers porteurs.

10.6.1 Classe I — Amendements ordinaires

Exemples :

* clarification du langage, * ajout de définitions, * renforcement des protections sans modifier les principes fondamentaux, * amélioration des procédures de gouvernance.

Pour être adoptés :

* 8 voix sur 12 (deux tiers), et * au moins 2 voix de chaque bloc (Gardiens, Gardiens du pluralisme, Bâtisseurs).

10.6.2 Classe II — Amendements constitutionnels

Cela inclut tout changement affectant :

* la neutralité de l'État, * le principe du droit aveugle, * l'égalité civile et la non-domination, * la nature non religieuse du Co-livisme, * les règles d'éligibilité du Conseil, * les seuils de vote et les mécanismes d'amendement.

Pour être adoptés :

* 10 voix sur 12, et * au moins 3 voix de chaque bloc, et * une période de consultation publique de 60 à 90 jours avec des réponses publiées aux objections majeures.

10.6.3 Règle de non-régression (protection fondamentale)

Aucun amendement ne peut réduire la liberté de conscience, l'égalité civile ou la neutralité de l'État par rapport à la version précédente. Si le Médiateur des droits et de la neutralité signale une régression potentielle, l'amendement est automatiquement traité comme Classe II.

10.7 Devoirs de transparence et de publication

Chaque année, le Conseil doit publier :

* le numéro de version mis à jour de la Charte et le journal des modifications, * les amendements proposés (format de révision détaillé), * la justification en termes de raison publique, * l'analyse d'impact (qui est affecté et comment), * les déclarations de dissidence (opinions minoritaires), * le décompte final des votes par bloc.

Article 11 — Clauses d'intégrité (Auto-défense contre la corruption)

11.1 Aucune autorité sacrée

Aucune décision du Conseil ne peut invoquer une autorité sacrée comme justification contraignante.

11.2 Aucun monopole sur la vérité morale

Le Conseil peut veiller sur l'éthique civique mais ne doit pas revendiquer l'infaillibilité morale.

11.3 Aucune hiérarchie d'identité

Le Co-livisme rejette les systèmes qui classent les citoyens par pureté, croyance, origine ou appartenance.

11.4 Pas de conversion en idéologie

Si le Co-livisme est utilisé pour imposer la conformité métaphysique ou la domination politique, il trahit sa raison d'être. 11.5 Pas de capture par la richesse ou le credo

Le co-livisme rejette la capture des institutions publiques par la richesse concentrée, le patronage extérieur ou la doctrine sectaire/nationaliste.

Article 12 — Déclaration de clôture

Le Co-livisme est l'accord qui rend le désaccord sûr.

C'est la promesse civique que : * vous pouvez chercher le sens à votre manière, * vous pouvez vous rassembler, prier, douter ou refuser le culte, * vous pouvez élever vos enfants selon vos valeurs, * vous pouvez aimer et vivre en tant que vous-même, * et vous pouvez faire tout cela sans craindre que la métaphysique de quelqu'un d'autre ne devienne votre destin civil.

L'État n'est pas un temple. L'ordre civil n'est pas un sermon. Le droit n'est pas une théologie.

Le Co-livisme est la couche civique qui permet à la diversité humaine de respirer — sans transformer la liberté en fragmentation, et sans transformer l'unité en coercition.

Fin de la Charte